mercredi 11 novembre 2015

Minas Gerais Dam Tragedy

Minas Gerais Dam Tragedy
Last Thursday, in the district of Mariana, the oldest city of the state of Minas Gerais, two dams burst and a mix of water and mining residue spilt into the valley.
In the 200 house village of Barra Longa below there were only 10 left standing. Cars and different objects had been tossed by a kind of mud eruption.
At this stage, it is reported that two people died, four were injured and 13 are still missing.
Residents said that no alarms warned them about the dam break. A loud noise was the first sign and they understood that something wrong was happening. It’s when they went outside they saw people running. They closed their houses and ran to the top.
At a news conference, on Friday, Pimentel is a politician and economist, said “it’s a terrible scene, an environmental tragedy; it’s the biggest natural disaster in the history of our state”.
Survivors were sheltered in a gymnasium in this colonial tourist hub 185 miles to the north of Rio de Janeiro. Others went to area hotels.
Authorities said only one dam burst, but on a video, posted on Facebook, shows that two dams failed.
Vescovi, a Brazilian chess player, said:” Our focus in this critical moment is to preserve the integrity of people and of the environment” and. "We are deeply sorry and we are very moved by what happened, but we are also in full action to stop the damage caused by this tragic accident."
Tragédie en pays minier
Jeudi dernier, dans le district de Mariana, la plus vieille ville du Minas Gerais, deux barrages ont cédé et un mélange d’eau et de résidus miniers s’est déversé.  Alors qu’il y avait 200 maisons dans le village de Barra Longa, seules 10 ont résisté. Les voitures et différents objets ont été emportés par la coulée de boue.
A ce jour, le bilan fait état de deux morts, quatre sont blessées et treize reste portées disparues.
Aucune alarme n’a prévenu les habitants de cette éruption. Un bruit sourd a été le premier signe pour les habitants que quelque chose de tragique était en train de se passer. Lorsqu’ils sont sortis, ils ont vu des gens courir. Ils ont alors bouclé leurs maisons et décidé de se réfugier sur les toits.
Lors d’une conférence de presse, ce vendredi, Pimentel, économiste et responsable politique, a déclaré: « c’est une scène terrible, une tragédie environnementale ; c’est le plus grand désastre naturel dans l’histoire de notre pays ».
Les survivants ont trouvé refuge dans un gymnase dans un centre pour touristes à environ 298 kilomètres au nord de Rio De Janeiro. D’autres se sont rendus dans des hôtels aux alentours.
Les autorités ont dit qu’un seul barrage avait cédé, alors que sur une vidéo, postée sur Facebook, il apparait  qu’il s’agit de deux barrages.
Pour  Vescovi, un joueur d’échecs célèbre: « Notre but dans ce moment critique est de préserver l’intégrité des gens et de l’environnement » mais aussi " Nous sommes vraiment désolés et très touchés par ce qui arrive, mais nous faisons le nécessaire pour stopper les dégâts causés par ce tragique accident."
Solenn

lundi 2 novembre 2015


The first Indigenous Olympics


The first indigenous Olympics kicked off on Friday 23 October 2015 in the northern city of Palmas with 2000 athletes from around the world, some dozens from Brazilian ethnicities and from other nations, especially Ethiopia and New Zealand.

The event’s football tournament got under way on Thursday 22.

But not everybody supports these games: a small group said last Thursday that it’s a poor organization with unnecessary expenses on the World Indigenous Games. Others also said that the money spent could be used to help poor indigenous nations and this is just official cover up.

The indigenous population numbered three to five millions in pre-colonial times but now they are just 0.5 per cent of a 200 million strong population. They face rampant poverty and discriminations and clash with farmers, ranchers, and illegal miners who want to oust them of their ancestral lands.

Les premiers Jeux Olympiques indigènes


Les premiers Jeux olympiques indigènes ont commencé vendredi 23 octobre 2015 à Palmas dans le nord est du Brésil.

Le coup d’envoi des Jeux a réuni près de 2000 athlètes du monde entier dont quelques dizaines de membres de différentes ethnies brésiliennes et de différentes nations comme l’Ethiopie et la Nouvelle Zélande.
Le tournoi de football de
l’événement a quant à lui démarré le jeudi 22.

Tout le monde n’apprécie pas cette initiative: un petit groupe a déclaré jeudi dernier que l’organisation était médiocre et qu’il existait des dépenses inutiles. D’autres personnes ont aussi affirmé que l’argent dépensé pour cet événement aurait pu être utilisé pour aider les nations indigènes parmi les plus pauvres et que ces Jeux ne servaient qu’à masquer la réalité.

Les indigènes étaient près de trois à cinq millions à l’époque précoloniale. Maintenant, ils représentent à peine 0,5 pour cent des 200 millions de Brésiliens. Ils doivent désormais faire face à la pauvreté et aux discriminations de la part des fermiers, des propriétaires de ranchs et des mineurs illégaux qui veulent les chasser de leurs terres ancestrales.

 

Marine

mardi 21 avril 2015

ANTI-CORRUPTION PROTESTS

ANTI-CORRUPTION PROTESTS


  Monday 13 April, hundreds of thousands of people protested in the street against corruption in Brazil. They expressed their anger against President Dilma Rousseff because of an economic downturn and a bribery scandal.
   The state-run oil company Petrobras is accused of corruption. In fact, private companies paid bribes to Petrobras leaders in order to get lucrative contracts.
   Dilma Rousseff was the company’s chairwoman during many of the years when the alleged corruption took place. But she denies any responsibility or knowledge in this affair. There has been no evidence so farshe was involved in the scheme.
According to the investigation other politicians like Senate President Renan Calheiros, the Chamber of Deputies President Eduardo Cunha, former Energy Minister Edison Lobao and former President Fernando Collor de Mello, would be involved in the affair too.
   Despite her exoneration, many protestors still believe she must have known about the scheme. Many of them want her impeachment because she failed to end the corruption at Petrobras.
That is the reason why, hundreds of thousand Brazilian marched in cities. They wore yellow t-shirts of Brazilian football team and waved the national flags. They also held “Dilma out” and “Corrupt government” placards.
Both sides protested. People who didn’t vote for Dilma Rousseff immediately joined protests. But because of the scandal and the economy downfall, protests have gotten bigger and former supporters also joined the rally.
   It is the second time in a month people rally against the corruption in Brazil. Sunday 15 March more than half a million Brazilian protested in the street. After that, Rousseff’s approval rating fell to 13% whereas she was re-elected with 50% of the votes last October.

Wide angle: Brazil is an emerging country, in full economic growth. However, corruption scandal distorts the picture of social progress. On the contrary, it shows that Brazil is not prepared to solve socio-economic inequalities issues and that some politicians take advantage of their position.

http://www.bbc.com/news/world-latin-america-32280674
http://edition.cnn.com/2015/04/09/world/brazil-scandal-protest-qa/

                                                                                                                                     Lise


MANIFESTATIONS CONTRE LA CORRUPTION


 Lundi 13 avril, des centaines de milliers de personnes ont protesté dans la rue contre la corruption au Brésil. Ils ont expri leur colère contre la présidente Dilma Rousseff en raison d’un ralentissement économique et d’un scandale de corruption.
   La compagnie pétrolière d’état Petrobras est accusée de corruption. En fait, des entreprises privées payaient des pots-de-vin à ses dirigeants afin d’obtenir des contrats lucratifs.
   Pendant la plupart des années où la corruption présumée eut lieu, Dilma Rousseff était présidente de l’entreprise. Mais elle a nié toute responsabilité dans cette affaire. Il n’y a d’ailleurs aucune preuve de son implication.
Selon l’enquête, d’autres politiciens comme le Président du Sénat Renan Calheiros, le Président de la Chambre des Députés Eduardo Cunha, l’ancien Ministre de l’Energie Edison Lobao ou encore l’ancien Président Fernando Collor de Mello, seraient aussi impliqués dans l’affaire.
   Malgré sa disculpation, de nombreux protestants continuent de croire qu’elle était forcement au courant. Beaucoup d’entre eux veulent sa mise en accusation car elle n’a pas su arrêter la corruption à Petrobras.
   C’est pourquoi, des centaines de milliers de Brésiliens ont manifesté dans les villes, portant les t-shirts jaunes de l’équipe de football brésilienne et agitant le drapeau national. Ils brandissaient également des pancartes « Dilma dehors » et « Gouvernement corrompu ».
   Les opposants à Dilma Rousseff ont immédiatement rejoint les  manifestations. Mais, à cause du scandale et d’un ralentissement de l’économie, les protestations se sont multipliées et les partisans de Dilma Rousseff ont aussi rejoint le rassemblement.
   C’est la seconde fois en un mois que des manifestations contre la corruption ont lieu. Dimanche 15mars, plus qu’un demi-million de Brésiliens protestaient dans la rue. Après cela, la côte de popularité de Dilma Rousseff est descendue à 13% tandis qu’elle avait été réélue en octobre avec 50% des voix.

Pour aller plus loin: Le Brésil est un pays émergent, en pleine croissance économique. Pourtant, le scandale de la corruption fausse l’image de progrès social du pays. Au contraire, ce type d’affaire montre que le Brésil n’est pas prêt à résoudre les problèmes d’inégalités socio-économiques.

                                                                                                                                        Lise

mardi 24 mars 2015

New legislation to protect women's rights

New legislation to protect women's rights

   Last Monday, Brazilian President Dilma Rousseff enacted a new femicide law, a day after the march in Brazil for Women’s day. She added it was a part of the government’s zero-tolerance policy toward violence against Brazilian women. 
The femicide law involves crimes related to the domestic violence, contempt or discrimination against women.  It establishes new penalties for the killing of women or girls. The murderers who kill their wife after domestic violence will face a 12 to 30 years sentence.
Besides, if the woman killed was pregnant, had just given birth, was under 14 years old or was over 60, the sentences will be harsher.
"The law identifies femicide as specific phenomena. This kind of law is preventive in nature." said Nadine Gasman, the Brazilian Representative of UN Women.
   The new legislation deepens the former “Maria Da Penha” law enacted in 2006 by Luiz Inacio Lula da Silva, the former president. This law was named Maria da Penha Maia to honor her. She had been abused for 14 years by her husband who tried to kill her twice, leaving her paraplegic. She is now a symbol of women’s rights.
    During her first term in office, Dilma Rousseff also enacted other laws in favour of women. For instance, she signed a law in 2013 requesting all hospitals to give treatments against sexually transmitted diseases for rape victims. It also gives access to emergency contraception or, if the victim is pregnant, authorizes abortion, which is actually illegal in Brazil.
   Dilma Rousseff said she wanted to assure women that the state would protect them.
Wide angle:  Brazil is not the only one country where women are victims of violence. Indeed, it has become a worldwide issue. While 15 women are killed every day in Brazil, many others countries have adopted similar legislation, like El Salvador, a Latin America country which has the highest rate of murder for women. There are also many organizations which try to defend women’s rights and protect them.

http://time.com/3738529/brazil-violence-women-law-femicide/
http://www.bbc.com/news/world-latin-america-31810284
Lise


Une nouvelle loi pour protéger les femmes
   Lundi dernier, la présidente brésilienne Dilma Rousseff a introduit une nouvelle loi concernant le féminicide, un jour seulement après la marche au Brésil en l’honneur de la Journée de la Femme. Elle a indiqué que cette loi faisait partie de la politique de tolérance zéro du gouvernement envers la violence contre les femmes.
   La loi féminicide englobe tous les crimes relatifs à la violence domestique, aux insultes ou encore à la discrimination contre les femmes. La loi établit de nouvelles sanctions quant au meurtre de femmes ou de jeunes filles. Les meurtriers tuant leur femme lors d’actes de violence domestique encourent entre 12 et 30 ans de prison.
De plus, si la victime était enceinte, avait accouché peu de temps auparavant, avait moins de 14 ans ou plus de 60 ans, les sanctions seront plussévères.
« La loi identifie le féminicide comme un phénomène particulier. Ce type de loi est de nature préventive» a précisé Nadine Gasman, représentante des femmes aux Nations Unies.
   La nouvelle législation étend l’ancienne loi « Maria Da Penha » votée en 2006 au cours du mandat de Luiz Inacio Lula da Silva, le précédent président du Brésil. La loi tient son nom de Maria da Penha Maia afin de lui rendre hommage. C’était une femme, battue pendant 14 ans par son mari qui a tenté de l’assassiner par deux fois, la laissant paraplégique. Elle est maintenant un symbole pour les droits de la femme au Brésil.
   Durant son mandat, Dilma Rousseff a aussi promu d’autres lois concernant les femmes. Par exemple, elle a signé en 2013 une loi demandant à tous les hôpitaux de fournir des traitements contre les maladies sexuellement transmissibles pour les victimes de viol. La loi donne aussi accès à des contraceptions d’urgence ou, dans le cas où la victime serait enceinte, autorise l’avortement, actuellement illégal au Brésil.
   Dilma Rousseff a dit qu’elle souhaitait rassurer les femmes et que l’Etat était là pour les protéger.
Pour aller plus loin : Le Brésil n’est pas le seul pays dans lequel les femmes sont victimes de violence. En effet, c’est aujourd’hui devenu un problème mondial. Tandis que 15 femmes sont tuées chaque jour au Brésil, beaucoup d’autres pays adoptent des législations similaires, c’est le cas par exemple du Salvador, pays d’Amérique Latine ayant le taux de meurtres de femmes le plus élevé au Monde. Il y existe également de nombreuses organisations qui tentent de défendre les droits de la femme ainsi que de les protéger.

Lise

samedi 7 mars 2015

Corruption at Petrobras

Corruption at Petrobras

On March 4, 2015, an investigation was requested by Brazil’s chief prosecutor to the Supreme Court as 54 people, including politicians, are suspected of being involved in a huge kickback scheme at the state-run oil firm Petrobras.
Investigators said that firms paid enormous prices for Petrobras contracts and the money was funneled to the Workers Party (PT) and its allies.
The prosecutor, Rodrigo Janot, hasn’t released the politicians’ names yet. These events have been denied by Dilma Rousseff and her party.
Since this corruption scandal was made public, Petrobras’s shares have dropped and the company has lost about $100bn since September.


Corruption chez Petrobras

            Le 4 mars 2015, le procureur en chef du Brésil a demandé à la Cour Suprême d’enquête sur 54 personnes, y compris des politiciens, présumées être impliquées dans un énorme système de pots-de-vin à la compagnie pétrolière brésilienne Petrobras.
            Les enquêteurs ont indiqué que des entreprises ont payé des prix élevés pour décrocher des contrats de Petrobras et que de l’argent avaient atterri dans les caisses du Parti des Travailleurs (PT) et de ses alliés.
            Le procureur Rodrigo Janot n’a pas encore dévoilé les noms des politiciens et Dilma Rouseff, ainsi que son parti, ont nié toute implication.
            Depuis ce scandale a été rendu public, l’action de Petrobras a chuté en bourse et la société a perdu environ 100 milliards de dollars (à peu près 65 milliards d’euros) depuis septembre. 




Ines

jeudi 5 mars 2015

What about a Heterosexual Day?

What about a Heterosexual Day?

On February 27, 2015, Brazil’s Chamber of Deputies’s president, Eduardo Cunha, said that a day for “heterosexual pride” should be created. Many people in the country took offense.
            As a reaction against these statements, a video, parodying the idea, has been posted on Youtube and is proving popular, racking up more than 110.000 views in just a few days.
            Eduardo Cunha wants to turn December 3 into an annual celebration day of heterosexuality. In 2011, he first proposed the idea, but to no avail. This month, he asked the government to consider it again.
            The group of youtubers called « Poe Na Roa, who made the video, has incorporated to the film a list of the fictional problems faced by straight people. Indeed, these problems are those encountered by homosexuals - prison, discrimination, prejudice, lack of rights…
            Pedro Henrique Mendes Castilho, the head of the group said : “There’s no reason for straight people to have their own day. They have all the rights, there are not a minority group. I made the video in an ironic way to criticise Cunha.”


Une journée pour les hétérosexuels?

            Le 27 Février 2015, le président de la Chambre des Députés, Eduardo Cunha, a déclaré qu’un jour de « fierté hétérosexuelle » devrait être créé. Dans le pays, les réactions ont été vives.
            Une vidéo satirique a été postée sur Youtube et a été vue plus de 100,000 fois en quelques jours.
            Eduardo Cunha veut faire du 3 décembre la  Journée de l’Hétérosexualité. En 2011, il avait déjà avancé l’idée mais sans succès. Ce mois-ci, il a demandé au gouvernement de revoir sa proposition.
            Le groupe de youtubers, baptisé «Poe Na Roa», à l’origine de la vidéo, a inclus dans celle-ci une liste de tous les problèmes imaginaires auxquels sont confrontés les hétérosexuels. En effet, ces problèmes sont ceux rencontrés par les homosexuels (prison, discrimination, préjudices, restriction des droits…).
            Pedro Henrique Mendes Castilho, le chef du groupe, a dit  « Il n’y a aucune raison que les hétérosexuels aient leur propre jour. Ils ont tous les droits, ils ne sont pas un groupe minoritaire. J’ai fait cette vidéo ironique pour critiquer Cunha ».





Ines

mercredi 4 mars 2015

When Petrobras Corrupts Brazil

When Petrobras Corrupts Brazil

March 3, attorney general Rodrigo Janot called on the Supreme Court to open an investigation on 54 people, including politicians in office, to determine their involvement in a corruption case with the oil company Petrobras, controlled by the state.
The defendants targeted among others elected officials who enjoy parliamentary immunity. The names of persons who will be under investigation were not disclosed but the presented a query to make the names public.

This inaugurates a new phase in the scandal that erupted in March 2014 and which could cause severe tensions in Brazil, the seventh economy in the world. At this stage of the investigation, prosecutors estimate at around 4 billion dollars the total amount diverted from Petrobras in ten years, a company previously considered the pride of the Brazilians.



Last September, the Police operation "Lava Jato" (Quick Wash) brought to light a network of corruption within Petrobras. The investigators discovered a widespread system of bribes that had been paid for ten years by major construction companies to Petrobras officials in exchange for lucrative contracts. Some of these bribes, which ranged from 1 to 3% of the contracts, were, according to the survey, donated to the Workers' Party (PT) of President Dilma Rousseff, numerous elected officials and parties of her parliamentary coalition.

Wide angle : I think this case shows the high level of corruption in the country, especially in the government. When Dilma Roussef was reelected, she said the corruption in the country would be stopped, but unfortunately it is far from being the case.

Marine

 Le scandale Petrobras éclabousse le gouvernement

Le parquet du Brésil a demandé ce mardi 3 mars à la Cour Suprême d'ouvrir une enquête sur 54 personnes, parmi lesquelles des hommes politiques en cours de mandat, pour déterminer leur implication dans une affaire de corruption avec la compagnie pétrolière publique Petrobras.
Parmi les prévenus visés, des élus qui bénéficient de l'immunité parlementaire et d'autres personnes liées à des politiciens exerçant un mandat, rapporte un responsable du parquet. Les noms des personnes qui feront l'objet d'une enquête n'ont pas été divulgués, mais le procureur général Rodrigo Janot a présenté une requête pour rendre les noms publics.
C’est une nouvelle phase dans ce scandale qui a éclaté en mars 2014 et qui risque de provoquer de fortes tensions au sein des institutions du géant latino-américain qui est aussi la 7e économie de la planète. A ce stade de l'enquête, le parquet évalue à environ 4 milliards de dollars le total des sommes détournées par Petrobras en dix ans, une compagnie jusque-là considérée comme la fierté des Brésiliens.
Pour rappel, en septembre dernier, l'opération policière « Lava Jato » (Lavage rapide) a révélé au grand jour un réseau de corruption au sein de Petrobras. Les enquêteurs avaient découvert un système généralisé de pots-de-vin versés depuis une dizaine d'années par les principales entreprises de construction du pays à des responsables de Petrobras en échange de contrats juteux. Une partie de ces pots-de-vin, qui variaient de 1 à 3 % du montant des contrats, étaient, selon l'enquête, reversés au Parti des Travailleurs (PT) de la présidente Dilma Rousseff ainsi qu'à de nombreux élus ou partis de sa coalition parlementaire.

Opinion : Je pense que cette affaire révèle au grand jour le niveau élevé de corruption dans le pays, notamment au niveau du gouvernement. Lorsque Dilma Roussef a été réélue, elle a assuré que la corruption du pays cesserait, mais nous voyons cependant que c'est loin d'être le cas aujourd'hui.